Articles in Category: Réflexions

Je veux me marier !

on lundi, 17 mars 2014. Posted in Réflexions

 

Ce n’est pas bon de se fatiguer pour les autres sans avoir un pied à terre pour soi. L’être humain a besoin de se reposer, se soigner, et se faire plaisir. L’homme n’a pas été lâché dans un jardin sans aucun avenir. En voyant tous les animaux par paire, l’homme a dit : « Je veux me marier moi aussi ! »  De par son intelligence, il s’est rendu compte que les animaux ne lui convenaient pas. Dans sa conversation avec Dieu, l’homme a finalement reçu une femme.

Avec Dieu ce qui tombe entre nos mains est toujours plus convenable même si c’est parfois difficile de l’apercevoir. Au moins pour Dieu, la femme est ce qui convient à l’homme. Au début il a été placé seul dans le jardin d’Eden afin qu’il puisse se rendre compte de l’absence d’un vis-à-vis, qu’il choisisse de l’accepter et se réjouir dans sa nouvelle famille fondée. L’épanouissement de l’homme peut passer par l’âme soeur - cette femme qui complètera son existence sociale, émotionnelle et physique.

Malheureusement, depuis quelques générations, l’homme domine la femme exactement comme il devrait dominer le péché (Genèse 4.7). C'est-à-dire, ne lui donner aucune place ! Ce type de domination entre les êtres humains ne faisait pas partie du plan de Dieu à la création. L’homme ayant blâmé sa femme pour l’entrée du péché dans le monde à cause de son insistance auprès de lui afin qu’il participe à l’acte de rébellion, il fait tout pour la dominer. Une grosse erreur ! En retour, la femme essaie aussi de le dominer.

Pourtant le plan de Dieu était simple. Dieu le Créateur avait tout simplement demandé à ce qu’Adam et Eve assujettissent la terre et dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre (Genèse 1.28). C’est à dire, qu’il devait mettre à leur service, la nature et les animaux qui sont sur la terre et dans les eaux d’une manière paisible, collaborative et respectueuse. Notez bien que ces mots (assujettir et dominer) n’ont pas été utilisés pour soutenir la thèse de la domination de l’homme sur la femme, mais juste la domination sur les créatures et la création en générale. 

Paradoxalement, le paradis se tient au libre arbitre de chacun. Le règne de Dieu est consacré par le choix de ses sujets, ses subordonnés. Chaque ordre de Dieu est fragile ! Il devient fort par le choix d’amour, c'est-à-dire que, les êtres décident de servir Dieu par amour pour Lui. Par leur intelligence, ils admirent la sagesse, la paix, la justice et la compassion de Dieu dans ses actes. Cette poursuite du bien de Dieu fait jaillir en eux l’adoration, l’admiration et la louange. Leur obéissance en est le résultat ! Sinon, ce serait la rébellion continue et la multiplication des Lucifers.  Quel témoignage de la confiance que Dieu a misée sur ses créatures !  L’homme peut donner la même confiance à sa femme. 

Il existe la complicité basée sur le principe de l’amour. Chacun poursuivrait le bien grâce à la pratique de la Parole de Dieu. L’humain se détournerait progressivement du mal jusqu’à le haïr. Il ne ferait plus le choix volontaire d’y retourner. Il serait transformé ! Tel homme, telle femme, transformés, peuvent ainsi se soumettre l’un à l’autre sans aucune cruauté. Ils y résistent grâce à Dieu !  Leur préoccupation est le bien-être de l’autre.  En acceptant la place de l’autre, y compris qu’il soit à la tête sur le plan hiérarchique, cela ne fait aucune peine, aucune douleur car les deux se sont donnés pour le bonheur et pour le bonheur réciproque !  Cela les pousse tous les deux à s’épuiser et être revigorés et ressourcés en l’autre en s’assurant que tous les deux aillent bien. C’est ce bien que Dieu donne et soutient dans les esprits des humains. 

« Je veux me marier » c’est beau à dire, mais avons-nous compris que ni la femme, ni l’homme, n’a reçu le mandat pour être dictateur au foyer, ni nulle part ailleurs ? L’homme et la femme ont reçu pour mandat de s’aimer. Aimer l’épouse, la chérir, la choyer avec du respect pour sa personne, son intelligence, ses sensibilités, ses faiblesses, et ses forces.

Le principe directeur de Jésus-Christ est « aimez chacun votre femme, comme Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle » (v 25).  Comme l’Eglise devient « glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable mais sainte et sans défaut » (v 27) grâce à l’amour de Christ, c’est ainsi que l’épouse rayonnera de joie, de beauté, de splendeur grâce à l’amour de son mari pour elle.

 

Sean Dowding, Aumônier

 

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Un nouveau dieu oecuménique ?

on vendredi, 21 mars 2014. Posted in Réflexions

 

 

Certains traditionalistes et postmodernes de toute obédiences spirituelles (athée, monothéiste et panthéiste) brandissent un leitmotiv de tolérance et d’éthique universelle qui pourrait être ni noir ni blanc en termes de valeurs morales. Cela semble être un concept oecuménique où le lieu de vie, les habitudes et les moeurs, le caractère et l’état de l’âme n’ont plus aucune incidence sur le concept de la science morale.  Même si chacun d’entre eux serait d’accord pour dire qu’il faut des règles permettant aux êtres humains de savoir comment ils doivent se comporter, agir et être, entre eux et envers ceux qui les entourent, cela est réduit à minima et sans aucun lien avec la loi morale de Dieu.  

 

Plus besoin d’aligner ma vie à celle que Dieu recommande. Ce serait le nouveau dieu oecuménique qui déclarerait à Dieu « Je n’ai pas besoin de toi mais tu dois me sauver. »  Ainsi, ce n’est plus Dieu qui décide qui sera dans son royaume. Cela peut être arrangeant pour certains, car même les satanistes peuvent se consoler d’être sur le bon chemin car ils prient exactement comme les autres. Ce nouveau dieu semblerait bannir la nécessité de clarifier la distinction entre le bien et le mal, et entre le profane et le sacré.  Au moins, il serait entendu qu’il n’appartient plus aux disciples de Jésus-Christ de faire du prosélytisme.

 

La Parole de Dieu n’aurait plus aucune raison d’être car chacun ferait comme bon lui semble en suivant sa conscience. Plus besoin de connaitre la loi morale, ni connaître Dieu, car le salut ne dépendrait plus de la relation personnelle avec Dieu mais de celle avec son voisin.  Le salut « par le moyen de la fraternité aurait pour mot d’ordre « comment agir au mieux ensemble ? »  La réponse serait, « Si nous trouvions un point commun dans nos façons d’êtres tolérants, nous répondrions à l’appel de Dieu. » Même si certains échanges violents et irrespectueux refoulent l’esprit de partage des croyances, certains ont peur de la contradiction et de la conviction qu’évoquerait la Parole lors des échanges entre positionnement doctrinaux. Donc, plus besoin d’évangéliser le voisin, ou lui enseigner la vie que le Seigneur Jésus-Christ prescrit car cela le dérangerait. 

 

Il est même possible, que les personnes qui évangéliseraient et enseigneraient la doctrine biblique en dehors de leur cercle de fidèles seraient considérés comme étant en dehors de la bienveillance de Dieu car ils entraveraient le principe de non-prosélytisme qui caractériserait le nouveau dieu oecuménique. C’est peut être la nouvelle méthode d’évangéliser le monde. Une méthode qui serait contraire à la commission du Seigneur : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde, » Matthieu 28.18-19. 

 

J’attire l’attention sur la phrase « enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » Si enseigner avec patience et respect est confondu avec « ne plus enseigner du tout » ce serait au nom de Jésus-Christ un autre commission parallèle et une nouvelle charte missionnaire. Ce serait du recyclage d’un ère de changement bouleversant et rebelle à l’encontre de la Parole de Dieu.

 

« Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l 'obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice, » Romains 6.16-18.

 

Il ne serait plus concevable que les disciples de Jésus-Christ obéissent à un autre maître.  Le non prosélytisme ne peut être une règle de foi chrétienne. Il faut partager l’amour de la vérité. Trop de personnes périssent, en toute ignorance de leur condition éternelle, par faute de l’enseignement et de l’amour de la vérité. La vérité qui vaut le salut est celle que Dieu révèle - Jésus-Christ en Parole et en vie.  C’est le meilleur chemin.

 

 

Sean Dowding, Aumônier

 

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Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

Eccl 12:13 (12:15)